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Les Rencontres de la Photographie à Arles : Exploration immersive de la collection photographique exclusive de la Fnac

Les Rencontres de la Photographie à Arles : Exploration immersive de la collection photographique exclusive de la Fnac

Arles, le 6 juillet 2026. La ville s’ouvre à la 57e édition des Rencontres de la Photographie. Dans ce bouillonnement visuel, un lieu refuse de passer inaperçu : le magasin Monoprix. Ses murs se couvrent de tirages issus de la collection exclusive de la Fnac.

L’exposition s’intitule Nos rêves lointains. Elle réunit 99 photographies, choisies parmi des décennies d’acquisitions. Elles parlent de voyage, de déplacement, de cette pulsion qui pousse les photographes à prendre la route.

Le parcours présenté au visiteur ne ressemble à aucun autre. Les cimaises du magasin accueillent des images qui ne se connaissaient pas. Les commissaires Fannie Escoulen et Laure Augustins ont créé des rencontres, des « hasards heureux », pour reprendre leurs mots.

Une collection née en 1978, conservée à Chalon-sur-Saône

La Fnac a commencé à rassembler ce fonds en 1978. Il compte aujourd’hui près de 1800 tirages. C’est l’une des plus grandes collections d’entreprise de France dans le domaine de la photographie.

Depuis 2014, ces œuvres reposent au musée Nicéphore Niépce, à Chalon-sur-Saône. Ce lieu en assure la conservation. Il en facilite l’étude et la diffusion par extraits.

Chaque sortie d’archives devient un événement. Une centaine de pièces suffit à raconter une histoire. Le reste demeure en réserve, dans l’ombre protectrice du musée.

Nos rêves lointains, une exposition placée sous le signe du voyage

« Depuis que la photographie est née, le photographe est voyageur », rappelle Fannie Escoulen. La phrase résume l’esprit du projet. Le voyage se vit dans l’imaginaire, dans le quotidien, dans les grands reportages.

Les images choisies traversent les époques et les géographies. On passe de Bonifacio à Cuba, de la Sibérie aux rives méditerranéennes. Un même accrochage fait dialoguer une rue de quartier populaire et un paysage polaire.

La lumière d’été glisse sur les tirages. Elle réveille les contrastes, creuse les profondeurs. Le regard se pose, hésite, revient.

Le lieu, justement, participe à cette immersion. Les allées du magasin guident le regard. La photographie surgit là où on ne l’attend pas. Cette déambulation mêle l’ordinaire des courses et l’extraordinaire des images.

Pour les commissaires, l’enjeu tient dans ces confrontations. Une image de reportage répond à un portrait posé. Un paysage s’accorde à une scène de rue. Il en naît un récit, celui d’un monde en mouvement.

Le regard des commissaires : créer des hasards heureux

Fannie Escoulen et Laure Augustins ont puisé dans le fonds sans suivre un ordre chronologique. Leur méthode relève du montage. Elles rapprochent des univers opposés, cherchant l’étincelle.

« Nous avons créé ces rencontres, nous avons fait des hasards heureux », raconte Fannie Escoulen. Cette phrase dit leur liberté. Les images n’étaient pas destinées à se côtoyer. L’accrochage invente leurs liens.

Ce travail de sélection s’appuie sur une connaissance fine du fonds Fnac. Il faut connaître les tirages, leurs histoires, leurs silences. La collection compte des signatures célèbres et des auteurs plus rares.

Le photographe, voyageur par nature

De la réserve au festival d'Arles
  1. 1978

    La Fnac commence à constituer son fonds photographique avec les premières acquisitions.

  2. Des décennies plus tard

    La collection compte près de 1800 tirages, signés par des photographes célèbres comme par des auteurs rares.

  3. 2014

    Les œuvres rejoignent le musée Nicéphore Niépce à Chalon-sur-Saône, qui assure leur conservation.

  4. 2026

    99 tirages sortent des réserves pour l'exposition « Nos rêves lointains » au Monoprix d'Arles, pendant les Rencontres de la Photographie.

Le voyage structure la création photographique depuis ses débuts. Les pionniers emportaient leurs chambres sur les toits du monde. Leurs successeurs ont fait de la route un terrain d’expérimentation.

Cette exposition relie ces trajectoires. Les images racontent des traversées réelles, mais aussi des voyages intérieurs. Chaque tirage porte une part d’ailleurs, un appel au départ.

Le spectateur devient lui-même voyageur. Il déambule, s’arrête, repart. Les murs du Monoprix se transforment en fenêtres ouvertes sur le monde.

La Fnac et les Rencontres, un lien nourri par les artistes

La collection Fnac entretient un lien étroit avec le festival arlésien. De longues années d’échanges entre les Rencontres et les photographes ont nourri ce fonds. La confiance réciproque s’est installée au fil des éditions.

Des artistes passés par Arles ont rejoint la collection. Le festival agit comme un révélateur, la Fnac comme une mémoire. Leurs histoires se répondent.

Cette année, le thème des « mondes à relire » invite à revisiter les images. L’exposition de la Fnac s’inscrit dans cette lecture renouvelée.

Arles, ville écrin de la photographie

Cette immersion dans la collection Fnac se double d’un autre voyage : celui de la ville elle-même. Arles se transforme chaque été en capitale de l’art visuel. Les chapelles, les écoles, les quais accueillent une mosaïque d’expositions.

Du 6 juillet au 4 octobre, le festival investit tous les espaces. La semaine d’ouverture, du 6 au 12 juillet, concentre rencontres et vernissages. Arles vit alors au rythme des images.

La variété des lieux fait la force de ce rendez-vous. Chaque visite réserve une surprise. La dimension humaine demeure centrale : parler avec un photographe, assister à une prise de parole, voir naître une pratique.

Ateliers et rencontres : la photographie en pratique

Les Rencontres ne se limitent pas aux cimaises. Des ateliers d’initiation à la prise de vue se tiennent avec des photographes. Une occasion rare d’exercer son œil, d’apprendre à cadrer, à attendre la bonne lumière.

Ces moments prolongent la visite des expositions. Ils rappellent que la photographie se vit aussi les mains dans le viseur. La culture ne se regarde pas seulement, elle se fabrique.

  • 📷 Des visites guidées pour comprendre les choix d’accrochage
  • 🗣️ Des rencontres avec les artistes et les commissaires
  • 📍 Des ateliers de prise de vue dans Arles, encadrés par des photographes
  • 📖 Des séances de dédicace autour des ouvrages publiés
  • 🎞️ Des projections de films et de séries photographiques

Informations pratiques pour l’exposition Nos rêves lointains

  • 📍 Lieu : magasin Monoprix, centre-ville d’Arles
  • 📅 Dates : du 6 juillet au 4 octobre 2026
  • 🖼️ Contenu : 99 tirages issus de la collection de la Fnac
  • 🎟️ Accès libre, aux horaires d’ouverture du magasin
  • 🔎 Renseignements complets sur le site des Rencontres de la Photographie

Les images se partagent ici dans un lieu du quotidien. Le Monoprix devient, pour quelques semaines, un écrin singulier. les rêves lointains se rapprochent.

Des photos au milieu des rayons

Où voir cette exposition pendant le festival ?

Dans le magasin Monoprix d'Arles, pendant toute la durée des Rencontres de la Photographie. Les images sont accrochées directement dans les allées du commerce.

Pourquoi installer des photos dans un Monoprix ?

Le cadre du magasin crée la surprise. Les commissaires voulaient mêler l'ordinaire des courses à l'extraordinaire des images, et ça change le regard.

Qu'est-ce que la collection Fnac exactement ?

Un fonds de près de 1800 tirages commencé en 1978. Il réunit des signatures connues et des auteurs plus rares, et il est conservé à Chalon-sur-Saône.

Faut-il être expert en photo pour apprécier ?

Pas du tout. Les images ont été choisies pour dialoguer entre elles, le parcours se visite comme une promenade. Chacun peut se laisser porter.

Vous partagez ou vous gardez pour vous ?

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