« Tranquillité et beauté du granit » : un couple franco-anglais immortalise les oiseaux dans leur habitat naturel

Clémence Vincent · 26 août 2026 · 3 min read · 678 words

Posés sur un rocher de granit rose, Gérald et Frédérique guettent le moindre battement d’aile. Le château de Costaérès se reflète dans une mer calme. Le couple franco-anglais est venu de Plymouth dans un but précis : immortaliser les oiseaux dans leur habitat naturel.

Lui compte les oiseaux pour des scientifiques en Angleterre. Elle l’accompagne, appareil photo en bandoulière. Ce matin, ils n’ont vu qu’une hirondelle. Une buse a survolé leur jardin, trop vite pour être photographiée.

Un couple franco-anglais passionné de photographie ornithologique

Depuis leur enfance, Gérald est fasciné par les oiseaux. Il participe à des comptages pour des chercheurs. Sa compagne, Frédérique, partage cet amour de la nature. Ensemble, ils arpentent les côtes anglaises et bretonnes.

Cette année, ils ont choisi le Trégor. « La réserve ornithologique nous attend demain », sourit Frédérique. Les Sept-Îles, au large de Perros-Guirec, promettent un beau spectacle.

Le couple ne cache pas son émotion. La lumière dorée embrase les rochers. Le silence n’est troublé que par le cri des goélands.

De Plymouth au Trégor, une aventure familiale

Le voyage commence à Plymouth. Un ferry les mène jusqu’à Roscoff, en Bretagne. « Nous avons rejoint ma famille. On a réuni trois générations », raconte Frédérique. Les retrouvailles se passent dans une maison proche de la côte.

Après le débarquement, le couple file vers l’ouest. Les routes longent des plages et des ajoncs. Le granit rose apparaît au détour d’un virage. Gérald ralentit pour admirer le paysage.

Les Sept-Îles, un sanctuaire de biodiversité

la réserve naturelle des Sept-Îles est l’un des plus grands sanctuaires d’oiseaux marins de France. Elle abrite la presque totalité des macareux moine nicheurs du pays. Les fous de Bassan y ont établi leur seule colonie française.

Chaque printemps, des milliers d’oiseaux reviennent s’y reproduire. Les falaises de granit renferment des cavités idéales pour les nids. La tranquillité du lieu protège ces espèces fragiles.

Gérald et Frédérique ont prévu une sortie en bateau. Ils espèrent approcher ces colonies sans les déranger. La photographie demande de la patience et du respect.

Macareux moine et fou de Bassan, les stars de la réserve

Le macareux moine plonge pour attraper des petits poissons. Son bec orange illumine la grève. Le fou de Bassan, lui, peut plonger en piqué depuis plus de trente mètres. Chaque cliché du couple capture ces instants de vie.

immortaliser les oiseaux dans leur habitat naturel, c’est aussi montrer la fragilité de cet écosystème. Les scientifiques suivent ces populations de près. Les amateurs, comme Gérald, participent au comptage.

La beauté tranquille du granit rose

Le granit rose, sculpté par le vent et la mer, dessine des chaos spectaculaires. Ses teintes changent avec la lumière. Le couple reste fasciné par cette matière vivante. « C’est paisible et le granit est superbe », murmure Gérald en français.

Il cherche du regard un oiseau posé sur un rocher. Frédérique cadre la composition. La beauté du lieu dépasse les mots. Ici, la nature impose son rythme.

Un séjour entre nature et famille

Le séjour touche à sa fin. Vendredi, le couple reprendra le ferry. Gérald trépigne à l’idée de retrouver Plymouth. « On rentre pour le match de Plymouth au foot », se réjouit-il. Frédérique lève les yeux au ciel.

En une semaine, ils ont enrichi leur collection. Quelques photos d’oiseaux, beaucoup de souvenirs. La prochaine mission les attend déjà, là-bas, dans leur jardin anglais.